[Interview] - Delly Sesanga : «Le régime spécial est appelé à résoudre le vide institutionnel dans lequel le pays sera plongé le 19 décembre»

POLITIQUE

[Interview] - Delly Sesanga : «Le régime spécial est appelé à résoudre le vide institutionnel dans lequel le pays sera plongé le 19 décembre»

Delly Sesanga, président de l'Envol et cadre du Rassembement. Delly Sesanga, président de l'Envol et cadre du Rassembement.

7 octobre 2016 | Par Pitshou Mulumba

 

Il est l'une des têtes pensantes du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Député national et président de l'Envol, Delly Sesanga explique dans quelle mesure le régime spécial que propose le Rassemblement dans la perspective de l'après 19 décembre sera possible et pourquoi il le faut. Juriste et surtout ancien président de la commission politico-juridique de l'Assemblée nationale, nous lui avons demandé ce qu'il faut comprendre par régime spécial que prône par la coalition à laquelle il appartient.

Delly Sesanga : Ce régime spécial est appelé à répondre au vide institutionnel auquel le pays sera plongé à la fin décembre. Avec la fin de mandat du président de la République et la fin imminente des mandats des députés nationaux, nous nous retrouvons dans une situation inédite, non prévue par la Constitution où toutes les institutions nationales auront été hors mandat. Et il faudrait que la classe politique puisse définir le mécanisme qui permette de restaurer l’équilibre constitutionnel et la stabilité des institutions telles que voulues dans l’Accord de Sun City et consolidé par la Constitution de 2006.

Vous parlez de la redéfinition de l’équilibre constitutionnelle ?

Nous avons des propositions concrètes là-dessus et nous les ferons en temps voulu lorsque le dialogue politique inclusif sera ouvert.

Doit-on parler d’une convergence parallèle entre le conclave et le dialogue de la cité de l’UA à la seule différence les termes et les acteurs ?

Il ne s’agit pas seulement de la considération de la sémantique. Du côté de la cité de l’UA on a tendance à considérer que les institutions ont toute leur légitimité et qu’elles peuvent sur base de cette légitimité fonder une transition pour partager les marocains ministériels. De l’autre côté, nous considérons que toutes les institutions doivent cesser de fonctionner parce que ces institutions ont perdu à la fois, la légitimité et pour beaucoup d’entre elles, la légalité. Et pour concilier les deux, la stabilité institutionnelle, consolider la Constitution telle que nous l’avons voulu dans le cadre du pacte républicain de Sun City, nous voudrions qu’il ait régime spécial qui soit défini pour assurer ce passage vers la restauration de la Constitution qui est profondément violée et profanée.

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